L’étang de Salses : site ornithologique

L’étang de Salses est une vaste lagune littorale qui se situe entre Pyrénées-Orientales et Aude (Leucate). Il est alimenté par la mer et des résurgences d’eau douce, provenant notamment de la Font Estramar. Sa salinité varie selon les zones et les saisons, créant une mosaïque d’habitats entre milieux doux, saumâtres et salés. C’est un lieu préservé, idéal pour l’observation des oiseaux… Dans cet article, je vous partage mes photos de ce site ornithologique.
INFORMATIONS PRATIQUES




Classé au titre de la Convention Ramsar, cet étang est un endroit protégé. En libre accès, il en va de la responsabilité de chacun de le respecter. Dans cette optique, j’ai préféré me garer au château de Salses et le rejoindre à pied. Cela permet d’éviter de polluer la zone, mais aussi la nuisance sonore d’un véhicule. En me dirigeant vers l’Anse de la Roquette, je suis passée devant un pin maritime remarquable. Non loin derrière, il y a un petit espace botanique agréable. Il suffit de suivre la route et d’admirer la nature environnante. N’hésitez pas à vous munir de jumelles pour une meilleure visibilité des espèces.
LA VÉGÉTATION DE L’ÉTANG DE SALSES




Les fonds de l’étang de Salses abritent une belle diversité de végétaux aquatiques : de vastes herbiers cohabitent avec des algues vertes, rouges ou brunes. Certaines sont permanentes, d’autres plus opportunistes selon le niveau de nutriments présents. On recense environ 70 espèces, mais au fil du temps l’équilibre de la vie lagunaire peut évoluer. La végétation est le témoin de la bonne santé des eaux saumâtres. Sur la surface, on rencontre une alternance de prés salés et de roselières : des herbes blondes et des roseaux le long des chenaux, un parfait habitat pour la faune. En outre, le site se distingue par la présence d’une flore rare : tamaris d’Afrique, ophrys ou bien grande statice. Et puis, il y a toujours de mignons coquillages sur les plages…
PRÈS DES CABANES DE PÊCHEURS




L’étang de Salses attire une grande diversité d’espèces grâce à ses eaux peu profondes riches en nourriture. Après un rougequeue noir et des canards, c’est au tour des grands cormorans de jouer les vedettes. Installés sur une île près des cabanes de pêcheurs, ces volatiles se reposaient en groupe. Sombres silhouettes dans le paysage, certains déployaient parfois leurs ailes pour mieux les sécher. Sur la rive, une dame blanche vient se poser : l’aigrette cherche à manger. Le vent glisse sur l’eau comme une main légère, plissant la surface de l’étang en mille éclats argentés. Je reste là, en simple spectatrice…
UN JEUNE FLAMANT ROSE SOLITAIRE




Parmi les oiseaux, il y en a un qui se distingue au milieu des hautes herbes. Un jeune flamant rose se tient en équilibre : solitaire, il n’a pas encore sa couleur flamboyante. En effet, à la naissance, leur plumage est gris. Ce n’est que lorsqu’ils se nourrissent dans les étangs qu’ils se métamorphosent. En cause : les caroténoïdes, un pigment naturel que l’on trouve dans les micro-organismes des zones humides (algues, petites crevettes entre autres). Plus ils en absorbent, plus leur robe devient rouge. Cela peut prendre quelques mois, voire plusieurs années, pour que les plumes adoptent cette teinte. Ainsi, cet adolescent se pare d’un camouflage discret qui tourne au beige… Qui sait, la prochaine fois que je viendrai, peut-être qu’il se confondra parmi les siens ?
Envie de poursuivre la balade ? Retrouvez d’autres sites naturels des Pyrénées-Orientales sur ma carte interactive.
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