Ille-et-Vilaine

Parc du Thabor : les jardins de Rennes

Le parc du Thabor se trouve dans la ville de Rennes, en Ille-et-Vilaine. S’étendant sur plus de 10 hectares, il présente plusieurs ambiances : un jardin à la française, un jardin à l’anglaise et un jardin botanique. En visite dans la capitale bretonne, j’ai passé une après-midi complète dans ses allées. J’ai apprécié photographier ses différents espaces, accompagnée de mon conjoint, mon fils âgé de 14 mois et ma belle-soeur. Je vous partage tout ça dans cet article.


INFORMATIONS SUR LE PARC DU THABOR

Le parc du Thabor est un ancien jardin privé. Au Moyen-Âge, il appartenait aux moines de l’abbaye Saint Melaine, dont le cloître et l’église sont conservés. Devenu public à la Révolution, le jardin potager et d’ornement se transforme au 19ème siècle, sous l’influence des frères Bühler (paysagistes français). Depuis, c’est un véritable lieu de promenade, pour les touristes et les locaux. Ouvert tous les jours à partir de 7h30, il attire plus d’un million de visiteurs chaque année. Facilement accessible en bus, en métro ou à pied à partir du centre-ville, il y a 6 entrées possibles. Nous sommes passés par la rue de Paris, où nous avons porté la poussette pour franchir l’escalier de la grande fontaine monumentale. Notre balade a débuté au « jardin des Catherinettes ». C’est à cet emplacement que se tenait l’hospice pour les femmes et les enfants. De nos jours, la zone est boisée avec la présence d’une grotte et d’une fontaine.


ORANGERIE ET JARDIN À LA FRANCAISE

En passant devant la volière, on continue tout droit vers le « jardin à la française ». Il se compose de 4 parterres de fleurs, symétriques, évoluant autour de 2 bassins ovales. Il se caractérise également par la présence d’un kiosque, de statues et de bancs, le tout devant une orangerie de 85 m². Celle-ci sert actuellement de salle d’exposition. Sa façade est décorée par de grandes fenêtres, et des bas-reliefs sur lesquels sont inscrits certains grands noms de la botanique. Pour que les compositions gardent leurs belles couleurs, 12 jardiniers s’attèlent deux fois par an au changement des plants. Ainsi, à toutes les saisons, on peut profiter de la beauté et de l’harmonie des massifs fleuris… C’est tout un travail de récolter les graines et de faire des boutures en amont !


LA VOLIÈRE ET LA MARE AUX CANARDS

On rencontre des écureuils dans le Parc du Thabor, mais surtout des oiseaux. Il y a ceux en liberté, qui se posent ci et là sur une branche pour faire une pause et profiter de ce paradis vert. Il y a ceux en semi-liberté autour de la mare aménagée : diverses races de poules et de canards qui cancanent. Et il y a ceux enfermés dans la volière : des espèces exotiques de toutes les couleurs (entre autre canaris, inséparables, faisans, perruches, colombes…). J’ai vu sur Internet que leur présence fait polémique, car beaucoup furent retrouvés morts. En tout cas, lors de ma venue, ils avaient l’air de bien se porter. Et mon fils a adoré observer ces animaux à plumes ! De plus, l’architecture de la volière est originale. Elle date de 1876. C’est l’œuvre de Jean-Baptiste Martenot.


LA ROSERAIE ET LE JARDIN BOTANIQUE

Le jardin botanique fait la réputation du Parc du Thabor. En 1796, il était uniquement destiné aux étudiants en pharmacie. La collection s’étend au fil des années pour atteindre les 3000 taxons aujourd’hui. Tous les continents y sont représentés. Les étiquettes nous informent de leur nom, en suivant un code couleur en fonction de leurs propriétés (plante toxique, alimentaire, officinale, industrielle…). Sa particularité est d’être organisé en cercle. Les grandes espèces se trouvent au centre tandis que les plus petites se placent autour, alors que c’est généralement le contraire ! Cela requiert un entretien régulier. Juste à côté, se trouve la roseraie avec ses 2500 roses de 900 variétés. Le parc met aussi les arbres à l’honneur avec plus de 1000 spécimens dont certains très âgés. On rencontre par exemple des cèdres, des sapins, des chênes verts, deux Ginkgos Bilobas ou des séquoias. Ces derniers sont les préférés des Bühler. On peut donc en voir dans leurs autres projets : le parc de la Tête d’Or (Lyon), le parc Boléry (Marseille) ou bien sur le plateau des Poètes (Béziers).


LE PARC DU THABOR ET SES ANECDOTES

Pour finir cet article, je vous partage quelques anecdotes concernant le Parc du Thabor. D’abord, penchons nous sur le nom du lieu. Le Mont Thabor est une colline qui se trouve sur la Terre Sainte en Palestine. Les bénédictins se sont servis de cette référence à la Bible pour nommer leur jardin puisqu’en effet, il est surélevé par rapport au reste de la ville. Ensuite, revenons sur le terme de « l’Enfer », donné à une partie du parc. Ce théâtre de verdure ne fut pas toujours ainsi. En 1720, un incendie touche Rennes. Pour faire face à un éventuel autre feu, on décide de créer une réserve d’eau ici. Finalement inutilisée, les moines s’en servent pour pêcher et faire de la barque. Des activités « pas très catholiques » selon l’évêque, qui comparent alors l’endroit à l’Enfer. Enfin, il faut savoir que le règlement était très strict en 1865. Les enfants et les gouvernantes n’avaient pas le droit de venir sans la présence des parents… Interdiction d’approcher les pelouses, de faire du jogging ou d’y entrer avec un cabas ! Heureusement, à notre époque les pratiques évoluent…


Envie de poursuivre la visite de Rennes ? Retrouvez d’autres points d’intérêts de la ville sur ma carte interactive.


Si cet article vous a plu, n’hésitez pas à le partager sur vos réseaux sociaux !

Laisser un commentaire