Besalú : village médiéval de Catalogne

Cela faisait longtemps que Besalú était dans ma liste des endroits à voir en Catalogne. J’ai donc profité d’un week-end estival à Banyoles pour découvrir ce village médiéval. Situé à seulement une heure de route de Perpignan, le bourg est classé « ensemble historique et artistique national » depuis 1966. Dans cet article, je vous partage mes photos de cette destination. Malgré la période, j’ai été étonnée du peu d’affluence ! Alors, j’ai bien pu profiter des lieux…
L’HISTOIRE DE CETTE CITÉ MÉDIÉVALE




Besalú possède une histoire qui remonte bien avant le Moyen-Âge, mais c’est surtout à cette époque que la ville connaît un véritable essor. Au 10ᵉ siècle, le territoire devient un comté indépendant qui s’étend sur l’actuelle région de la Garrotxa, entre Ripoll, Gérone et Figuères. Besalú s’impose comme la capitale, un centre politique et religieux rayonnant aux alentours. Ses monuments témoignent encore aujourd’hui de son importance. Le comté est rattaché plus tard à celui de Barcelone (1111). Puis, à partir du 13ᵉ siècle, se développe une grande communauté juive qui marquera encore l’architecture de la cité. Besalú est aussi marquée par les guerres et les épidémies, comme au milieu du 17ᵉ siècle avec la peste. Enfin, en 1659, le Traité des Pyrénées redessine les frontières entre la France et l’Espagne. La division des terres catalanes fait écho à celle du col de Panissars, dans les Pyrénées-Orientales.
L’INCONTOURNABLE PONT DE BESALÚ




L’élément le plus touristique de Besalú est sans nul doute le Pont Vell. Véritable symbole local, ce chef-d’œuvre de style roman enjambe la rivière Fluvià. À l’époque médiévale, il servait de poste de contrôle et de douane. En effet, pour entrer dans la ville, il fallait s’acquitter d’une taxe d’une obole pour un piéton et d’un denier pour un cavalier (le double). Au fil des siècles, le pont fut malmené par l’histoire. Attesté dès le 11ᵉ siècle, il est endommagé par une crue en 1315. Reconstruit, il est ensuite dynamité durant la guerre civile espagnole (1936-1939), avant d’être fidèlement reconstitué dans les années 50-60. De nos jours, quand on le traverse, on a l’impression d’entrer dans un décor de film ! J’ai admiré sa silhouette depuis différents points de vue, notamment en contrebas, les pieds dans l’eau… Et surtout, j’ai été ravie de voir que le parking de ce village incontournable est gratuit, contrairement à d’autres sites.
LES AUTRES MONUMENTS À VOIR




Dans le centre historique de Besalú, d’autres monuments méritent le détour. Sur la place pavée, vous ne pourrez pas rater l’église de Sant Pere. Il s’agit du seul vestige du monastère bénédictin d’origine, fondé en 977 et consacré en 1003. À quelques pas, il y a Circusland, le Palais International du Cirque, un musée unique en Europe dédié à la préservation des arts de la piste. On explore l’évolution de la jonglerie, du trapèze, de l’acrobatie et du clown sur trois étages. Je suis également passée devant l’ancien hospice de Sant Julià qui accueillait les pèlerins. Pour faire le tour de la ville, n’hésitez pas à prendre le petit train touristique. Quant à l’héritage juif, il comprend le Mikvé (bain rituel du 12ᵉ siècle) et le Call Jueu (quartier). Enfin, en prenant de la hauteur sur la colline, le panorama se regarde depuis les ruines du château et de la collégiale Santa Maria. Je n’ai pas eu le temps d’y monter, mais je vous le conseille !
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FLÂNER DANS LES RUELLES HISTORIQUES




Au-delà de son patrimoine, la visite de Besalú se fait surtout à son rythme, en flânant dans les ruelles. Bâtiments anciens, petites boutiques, façades en pierre se succèdent au fil de la promenade. N’hésitez pas à lever les yeux pour observer certains détails du passé. Si vous cherchez un souvenir à acheter, vous trouverez votre bonheur dans les différentes enseignes près du pont. Il y a aussi un glacier, des cafés et de bonnes adresses de restaurant. Nous sommes restés environ 3 heures sur place, le temps de profiter du calme des lieux et de faire la pause repas chez Amadeus. Un menu simple et pas cher, puisque j’ai payé environ 15 euros pour un gaspacho, des frites et trois côtelettes. Bref, on repart le ventre plein et ravis par cette escapade médiévale…
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Août 2026
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