La Roque-sur-Cèze : village gardois

La Roque-sur-Cèze est une commune du Gard labellisée « plus beaux villages de France ». Située à environ une heure d’Avignon, elle ne compte que 150 habitants. C’est un ancien bourg médiéval fortifié, dominé par un château du 12ème siècle et une chapelle romane. Je l’ai visité lors d’une belle journée de printemps avec mon conjoint. Nous avons apprécié ses ruelles pavées et ses paysages alentours. Je vous partage donc mes photographies dans cet article.
LES INFOS PRATIQUES POUR LA VISITE




Pour atteindre La Roque-sur-Cèze en voiture, il faut traverser un vieux pont étroit. Une seule voiture peut passer à la fois (régulation par feux tricolores). Le village n’est ensuite accessible que par les piétons. Il faut alors laisser son véhicule sur le parking à l’entrée (15 minutes gratuites puis 0,60 euros le quart d’heure en été). Il est ombragé avec des toilettes publiques à disposition. Pour trouver une place facilement, je vous conseille d’y aller hors saison, loin de l’afflux touristique. Nous avions prévu notre pique-nique mais sur place vous trouverez un restaurant, un bar et une cave à vin qui fait aussi glacier.
SE BALADER DANS LES RUELLES PIÉTONNES




Lors de notre venue, il n’y avait pas grand monde. C’était agréable de se balader dans les rues pavées. Ici, règne la tranquillité. Vous pouvez flâner au gré de vos envies ou suivre l’itinéraire proposé par le village, en suivant des pancartes. Il y a plusieurs points d’intérêts à découvrir (13 étapes). Je les ai fait dans le désordre. On tombe tout d’abord sur l’église de La Roque-sur-Cèze. Celle-ci fut édifiée en 1883 grâce à la générosité et au travail des habitants. Ensuite, on passe devant le lavoir, puis on grimpe jusqu’au château. Ce monument et sa chapelle font aujourd’hui partie d’une propriété privée. Je fais donc demi-tour. En redescendant sur la place des Marronniers, je fais une pause à l’ombre sur un banc. L’occasion de goûter à un jus de grenade local…
PANORAMA DE LA ROQUE-SUR-CÈZE




Érigé sur un piton rocheux, le village domine la vallée de la Cèze, avec ses espaces cultivés et d’autres plus sauvages. Plus on monte dans les rues, plus la vue se révèle. Prenez le temps d’admirer le panorama à partir du belvédère. C’est superbe. Concernant l’architecture, vous constaterez que les maisons sont en pierres blondes avec des génoises (rangs de tuiles qui dépassent du toit). Ce style se retrouve aussi dans certains villages du pays du Lauragais. Face au calme de ce paysage, on a du mal à imaginer que La Roque-sur-Cèze fut aussi impactée par la Seconde Guerre Mondiale. Le 26 août 1944, quatre bombes l’atteignent, suite à une erreur de l’aviation alliée ! Leur but était de désorganiser le repli de l’armée allemande en visant les ponts de la Vallée du Rhône. Une cible ratée mais de grands dégâts humains et matériels pour ce bourg… Les bâtisses sont reconstruites en parfaite harmonie avec le reste.
PHOTOGRAPHIER LA NATURE




Le territoire est intégré au réseau « Natura 2000 » grâce à son patrimoine naturel important. Certaines façades s’ornent de végétation méditerranéenne, comme par exemple de la vigne vierge. Cela ajoute du charme aux ruelles piétonnes. Les lauriers roses, cyprès, micocouliers sont aussi de la partie. Pour ma part, j’ai adoré photographier les figuiers de Barbarie. Ces cactus, originaires du Mexique, se parent de jolies fleurs colorées en juin. Roses, oranges, jaunes, je les trouve très esthétiques ! Elles deviendront par la suite des fruits sucrés et légèrement acidulés, riches en fibres, en vitamine C et en eau…
LE SITE DES CASCADES DU SAUTADET




À 10 minutes à pied du parking de La Roque-sur-Cèze, ne ratez pas les cascades du Sautadet dont je vous parle dans cet article. Le paysage est marqué par le fort courant de la rivière qui crée des cavités, des gours, des marmites de géants dans la roche. La légende raconte que le nom du site provient de la mythologie grecque. Le « saut d’Hadès » fait référence aux grottes souterraines profondes que l’on ne distingue pas de la surface. La puissance de l’eau, lors des crues, peut atteindre mille mètres cubes à la seconde ! Il est donc très dangereux d’y plonger : il y a déjà eu 30 accidents mortels depuis 1962…
Vous aimerez aussi
Bambouseraie en Cévennes (Anduze)
9 juin 2022
La grotte de Trabuc : visite souterraine
18 juin 2022