Hello l'Angleterre

Le Natural History Museum à Londres

La ville de Londres regorge de musées à explorer : peu importe la météo, on ne s’ennuie jamais ! Lors de ma semaine en famille dans la capitale anglaise, nous avons passé une matinée au Natural History Museum. Ouvert tous les jours (10h-17h50), il a l’avantage d’être gratuit et de plaire à tout le monde. Avec ses thématiques immersives, il nous emmène à la découverte de la planète, de sa biodiversité et de ses habitants, des plus petits insectes aux géants préhistoriques. Dans cet article, je vous emmène pas à pas à travers ses trois zones, pour un voyage à la fois éducatif, ludique et… un brin spectaculaire !


INFORMATIQUES PRATIQUES

Venus à pied de Kensington Gardens, nous arrivons au Natural History Museum par l’entrée Est (voir le plan du musée). Nous débutons donc par la zone rouge, puis on continue par la zone verte, pour finir par la zone bleue. Aux heures d’affluence, il est conseillé de réserver un billet gratuit sur le site web. Sur place, vous pouvez faire une donation pour soutenir la recherche scientifique. On apprend beaucoup de choses sur la Terre, l’humanité, les minéraux, la faune et la flore, grâce aux riches collections. Nous sommes restés 2h30, mais nous n’avons pas eu le temps de tout faire ! Voici les différents thèmes :

Red ZoneGreen ZoneBlue Zone
Earth Hall Mezzanine
(Salle de la Terre)
The Minerals Gallery
(Galerie des Minéraux)
Fixing Our Broken Planet
(Réparer notre planète brisée)
Human Evolution
(Évolution humaine)
The Birds Gallery
(Galerie des oiseaux)
The Dinosaur Gallery
(Galerie des dinosaures)
Volcanoes and Earthquakes
(Volcans et tremblements de terre)
Fossil Marine Reptiles
(Fossiles de reptiles marins)
Images of Nature
(Photos de la nature)
From the Beginning
(Depuis le début)
Fossils for Britain
(Fossiles de Grande-Bretagne)
Contemplation Room
(Salle de contemplation)
Earth’s Treasury
(Le trésor de la Terre)
Creepy Crawlies
(Bestioles effrayantes)
The Mammals Gallery / Hall
(Hall et galerie des Mammifères)
Restless Surface
(Surface agitée)
The Vault
(Le coffre-fort)
Marine Invertebrates
(Invertébrés marins)
Lasting impressions
(Impressions durables)
Treasures Gallery
(Galerie des trésors)
Fishes, Amphibians, Reptiles
(Poissons, amphibiens, reptiles)

Il existe aussi une zone orange qui s’appelle Darwin Centre avec des salles de conférence et 23 millions de spécimens stockés dans l’alcool. Il y a toutes les commodités au Natural History Museum : café, restauration, toilettes, espace change pour les enfants, ascenseur pour les poussettes et PMR, boutique…


RED ZONE : LA PLANÈTE TERRE

Au rez-de-chaussée, on part à la rencontre de nos ancêtres. Des Australopithèques à l’Homo Habilis (habile avec les outils) puis de l’Homo Erectus (maîtrisant le feu) en passant par les Neandertaliens, on visualise l’évolution de l’humanité. Chaque espèce a dû s’adapter à son environnement. Les crânes, squelettes et reconstitutions permettent de se faire plus facilement une idée de leur aspect. J’étais particulièrement intriguée par l’Homo Floresiensis. Mesurant moins d’un mètre, il vivait il y a environ 100 000 à 60 000 ans en Indonésie. Concernant les Homo Sapiens (à savoir nous), une vitrine déconstruit notre vision des britanniques. Cheddar Man est le premier squelette complet retrouvé en Grande-Bretagne. Âgé d’environ 10 000 ans, son ADN a révélé qu’il avait la peau foncée, les yeux bleus, et les cheveux bouclés. Comme quoi, il n’y a vraiment aucune raison d’être raciste… Au final, on tombe tous de la même branche !

Pour s’aventurer dans les étages de la zone rouge, nous avons pris l’escalator qui semble s’enfoncer au cœur de la lave. Et pour cause, une fois en haut, nous en apprenons davantage sur les volcans. Cette partie du Natural History Museum s’intitule Earth Today and Tomorrow. Elle met en avant la création de la Terre et ses phénomènes naturels. Dans un décor représentant un magasin japonais, on revit le séisme de 1995 à Kobe. Un simulateur qui fait tomber les produits des étagères comme si on y était. Plus loin, en observant les minéraux, on se rend compte que le temps ne détruit pas : il transforme. La pierre devient à la fois roche et poussière. Quartz, améthystes, météorites… les salles s’enchaînent mais on les passe rapidement. Notre fils Tom (âgé de 23 mois) nous accompagne. Les explications sont intéressantes pour nous, mais pour lui, nous partons en quête d’un sujet plus visuel. La suite lui a plu !


GREEN ZONE : LA BIODIVERSITÉ

Nous passons donc dans la Green Zone, consacrée à la biodiversité dans sa globalité. Plantes, écosystèmes et évolutions biologiques sont mis à l’honneur.

Dans la galerie des oiseaux, on prend conscience de la diversité des bêtes à plumes. Du plus petit colibri, à l’autruche, en passant par les rapaces ou les flamants roses, les tailles, couleurs et becs divergent. La collection est grandiose avec des espèces disparues, comme par exemple le Dodo (17ème siècle). En face de ces vitrines, on observe des animaux préhistoriques marins fossilisés (ichtyosaures, plésiosaures, crocodiles du Jurassique qui vivaient en mer). Vous repérerez également le squelette du paresseux terrestre géant. Vivant en Amérique-du-Sud il y a 10 000 ans, ce mammifère a une ossature massive.

La galerie des bestioles effrayantes nous emporte dans le monde des insectes, crabes, araignées, mille-pattes. Ici, on découvre le cycle de vie de certains spécimens, les méthodes de communication des colonies ou leurs moyens de défense. On entre aussi dans la maquette grandeur nature d’une termitière.


BLUE ZONE : ESPÈCES ANIMALES

La Blue Zone du Natural History Museum fut notre préférée. On a commencé par la galerie des Mammifères : de l’ours polaire à la musaraigne, en passant par les félins. Cela faisait déjà deux heures qu’on était au musée et l’heure du repas approchait. On a donc continué vers la pièce des géants disparus, qui nous tenait à cœur. C’était sans savoir qu’il y avait deux pièces supplémentaires avec d’autres animaux (éléphants, cervidés, reptiles, amphibiens). On ne pensait pas que c’était si vaste… D’où mon intérêt de vous avoir présenté les thématiques en introduction ! Organisez votre visite pour voir vos préférés.

La galerie des dinosaures est l’une des plus prisée. Elle possède un T-Rex animatronique qui rugit, un crâne de Tricératops ou encore des empreintes. Puis on rejoint l’entrée principale et là c’est le coup de cœur ! Entre l’architecture du hall et le squelette de baleine bleue (25 mètres) suspendu au plafond, on s’émerveille. D’en haut, le spectacle est encore plus saisissant. Ensuite, on sort dans le jardin qui se décompose en deux parties (Nature Discovery Garden et Evolution Garden). Nous n’avons pas eu trop le temps de nous y attarder hélas, mais c’était agréable de passer près des mares et des fougères. La nature s’incruste à Londres ! C’est avec un dernier regard pour sa façade néo romanesque qu’on quitte le Natural History Museum… On a vraiment adoré ce lieu.


Si cet article vous a plu, n’hésitez pas à le partager sur vos réseaux sociaux !

Laisser un commentaire